Pour percevoir le RI, la réglementation stipule qu’il faut être disposé·e à travailler, sauf si des raisons de santé ou d’équité l’empêchent. Cette notion n’est pas plus définie dans la réglementation. Un document parlementaire dessine par contre de manière plus précise les contours de cette disposition: « Les personnes aptes au travail doivent être disposées à travailler. Ceci signifie que tant le centre que les intéressés recherchent activement du travail, mais aussi que la personne donne suite à une offre d’emploi correspondant à ses capacités physiques et intellectuelles. Ceci traduit la volonté du législateur de responsabiliser les CPAS autant que les demandeurs dans une vision active de la disposition au travail. La collecte d’attestations d’employeurs ne peut plus être exigée par le centre pour prouver la disposition au travail. Le CPAS doit aussi aider les demandeurs à trouver un emploi. Désormais, la charge de la preuve de la disposition au travail ne repose plus sur le seul demandeur ». La circulaire générale sur le droit à l’intégration sociale précise également cette notion.
La disposition au travail est également une obligation de moyen et non de résultat, s’agissant de prouver que l’on cherche un emploi, même si cet emploi n’est pas trouvé. Dans cette obligation de moyen, les bénéficiaires comme les CPAS ont tous deux une responsabilité. La disposition au travail doit donc être appréciée, non seulement en considérant les démarches des bénéficiaires mais aussi celles des CPAS.
La disposition au travail est une obligation, sauf raisons de santé et / ou d’équité. Ces raisons de santé et / ou d’équité sont particulièrement peu définies dans la loi. La circulaire générale sur le droit à l’intégration sociale mentionne par exemple, comme raisons de santé, l’impossibilité pour une femme enceinte d’effectuer un travail lourd ou la priorité, pour une personne souffrant d’addictions, de s’occuper d’abord du traitement médical avant la recherche d’emploi. Comme raison d’équité, elle mentionne le fait de suivre des études.