Chaque CPAS est composé d’au moins un·e assistant·e social·e. C’est la personne de référence au sein du CPAS pour traiter la demande d’aide mais elle n’a aucun pouvoir de décision :
- elle accueille toute personne qui souhaite introduire une demande d’aide et l’assiste en préparant un dossier. Dans ce cadre, elle doit créer un lien de confiance avec cette personne et obtenir son accord quand il s’agit d’effectuer d’éventuelles démarches à l’égard des tiers et ce, dans le respect du secret professionnel ;
- elle réalise l’enquête sociale déterminant les aides nécessaires et adéquates (voir 3.2. Qu’est-ce que l’enquête sociale ?) ;
- elle rédige le rapport social à présenter devant le CSSS, qui prendra ensuite une décision d’octroi ou de refus d’aide (voir 3.3. Qu’est-ce que le rapport social ?).
Une fois la demande d’aide introduite, un rendez-vous est donc fixé avec un·e assistant·e social·e. Ce premier entretien est le point de départ de l’enquête sociale. Il permet d’expliquer sa situation personnelle et d’amener les documents importants et nécessaires qui justifient la situation et appuient la demande : carte d’identité, composition de ménage, contrat de bail, factures d’énergie, etc. A noter qu’il doit en principe s’agir d’informations que le CPAS ne peut pas se procurer par ses propres moyens (via les banque de données auprès d’autres organismes publics par exemple) ou qu’il ne possède pas déjà en vertu du principe de la loi du 5 mai 2014 dite « Loi Only Once ».
Du côté de l’assistant·e social·e, l’entretien permet :
- d’examiner la demande,
- de vérifier toute une série d’éléments concernant la situation personnelle,
- de donner des informations,
- d’envisager des pistes de solution.
Ce premier rendez-vous peut avoir lieu au CPAS, au domicile, par téléphone / email (ou autre), tout cela dépendant du CPAS, de l’assistant·e social·e ou de contraintes propres à la personne en demande d’aide (difficultés de déplacement par exemple). On rappelle qu’il est également possible, pour une personne qui souhaite introduire une demande d’aide, de signer une procuration autorisant une autre personne accompagnante à la représenter et la défendre en son nom et pour son compte (voir Modèle de procuration).
Lors de l’entretien, il est attendu de collaborer avec le CPAS pour qu’il puisse vérifier que toutes les conditions sont remplies pour bénéficier d’une aide, qu’il s’agisse de vérifier par exemple l’absence de ressources suffisantes ou l’état de besoin.
Si l’assistant·e social·e est tenu·e au secret professionnel et doit tenter d’instaurer une relation de confiance, il ne fait pas oublier qu’il ou elle reste également un·e travailleur·euse du CPAS, ce qui peut mettre à mal la relation de confiance et relativiser le « secret » des informations qui sont partagées dans les rapports sociaux, également accessibles aux conseillers – eux-mêmes soumis au secret professionnel – qui devront décider de l’octroi ou non de l’aide.